1. J.P. Nishi : A nous deux, Paris ! 

    sur #CPEL http://wp.me/p3W0aR-7g

     
  2. ouatezephoqueonthestreet:

    Excellent !

    Saint-Louis, France

    Toujours.

     
  3.  
  4. superhanallah:

    Fasting Logic

     
  5. diamondsareblahh:

    epicallyfunny:

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    idk why i need these but i do

    Je veux tout

    (via megustamemes)

     
  6. superhanallah:

    Weakness of the Flesh

     
  7. sosiesdemerde:

    Marc Lavoine.

    Hahahahaha je ne m’en remets pas!

     

  8. "Sinon, j’ai eu des altercations dans la rue. Il n’y a pas très longtemps, j’étais avec ma tante au restaurant, et un homme d’une cinquantaine d’années, habillée tout en cuir, me croise et me dit ironiquement :
    “Tu es jolie comme ça, tiens !
    - Vous tutoyez toujours les gens dans la rue ?
    - Mais tu t’es vue ? Tu sors d’où ?
    - J’arrive tout droit de Téhéran !
    - C’est ça ! Tu es ridicule, tu as l’air d’un fantôme !
    - Très intéressant, venez discuter de tout ça au resto !
    - Ça va pas non ? Je ne parle pas avec des intégristes !
    - C’est toi l’intégriste ! ”
    Là, je commençais à répondre du tac au tac, sans humour. Ça ne se fait pas, mais franchement j’étais énervée. Ma tante aussi était dégoûtée, et elle aussi lui a demandé de me laisser tranquille.
    J’ai eu une autre altercation, vraiment dure, le 1er mai 2006. J’allais à un rendez-vous à Paris, et j’avais mis un jilbab, c’est à dire un long voile qui recouvre tout le corps. Comme le petit chaperon noir ! (rires) C’est une tenue que je porte souvent le week end, parce qu’elle est pratique : on n’a pas à s’habiller en dessous, elle couvre tout, c’est confortable. J’attendais au métro République, toute joyeuse, avec mon sourire à trois mille dollars, et je faisais ma “crâneuse” parce que j’avais un nouveau sac ! (rires) Et à un moment j’entends : “Mais elle se croit en Iran, celle là !” Je me retourne. “Ouais, c’est de toi que je parle ! Tu te crois où ?”. C’était une femme d’une cinquantaine d’années. Je lui dis “Je me crois en France. Je suis française comme vous, vous savez ?
    - Non ! Tu n’es pas chez toi ! Tu as déjà entendu parler de l’intégration ? Si tu n’es pas prête à t’intégrer, retourne chez toi ! Espèce d’intégriste !”
    Arrive alors un vieux chinois, qui me dit gentiment avec son accent : “Ne l’écoutez pas, elle est jalouse !” Du coup j’ai charrié la bonne femme : “Ah vous êtes jalouse ? Si vous vouliez que je vous prête mon voile, il suffisait de le demander !” Mais à ce moment là, un autre mec se met à m’embrouiller : une jeune cette fois-ci, métis comme moi. J’ai réalisé après coup que j’aurais du lui répondre en créole : ça l’aurait complètement déstabilisé. Il était en train de se bécoter avec sa copine, et il s’est arrêté, m’a fixée du regard et m’a dit : “Toi, tu commences à me casser les c… avec ta religion !” Comme il avait mon age et qu’il avait été grossier, je lui ai répondu plus crument : “Qu’est ce qui t’arrive ? Continue de t’ambiancer avec ta copine et ne me calcule pas !
    - C’est ça ! Tu sais ce que c’est, une république laïque ? C’est un pays athée !
    - N’emploie pas ds mots dont tu ne connais pas le sens !”
    J’essayais de ne pas perdre la face, mais j’étais à bout. Tout le monde regardait sans rien dire. Il y avait une vieille dame qui me regardais depuis le début de l’embrouille avec un air apitoyé, et j’espérais qu’elle interviendrait pour me soutenir. Mais elle n’a rien dit. Alors j’ai surenchéri dans la provocation : “Attention, tu es une âme égarée, convertis toi !
    - Ouai c’est ça ! Ta religion tu peux te la foutre la où je pense !”
    Le métro est arrivé, et on s’est retrouvés face à face dans la rame. J’ai encore attendu trois stations, et quand il est descendu, je me suis mise dans un coin contre la vitre et je me suis effondrée en larmes. J’avais l’habitude des regards de travers ou des soupirs d’agacement, mais là, j’avais l’impression d’un lynchage verbal."
    — Témoignage datant de juillet 2006. Dans Les filles voilées parlent” Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian p.213-215 (via verrederegles)

    (via parachuuut)

     
  9. Milan Kundera : La fête de l’insignifiance

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  10. endlesslibraries:

    The Old Library at Temple College, Dublin Ireland (by x)